Assurances prêts résiliation Ces leçons sur le capitalisme données…. par CGT

Quel grand vent, cette retraite universelle avec des points qu'Emmanuel Macron veut absolument apporter et que personne ne veut! La CGT ne manquerait certainement pas cette nouvelle opportunité de faire de la publicité à haute voix comme un ENVIRONNEMENT qui lutte dur pour protéger les droits des travailleurs contre les abus sociaux des employeurs et les grandes entreprises.

Mais juste "montrez-vous".

Parce que supprimer les grèves, les manifestations, les blocages, les mégaphones et les slogans choquants comme "Bloquer la machine à but lucratif" – un slogan très amusant, vous verrez – et ce qui reste, sinon une centrale électrique, un syndicat faiblement représentatif, largement financé par nos impôts et très peu touché du droit du travail en ce qui concerne ses propres employés?

On connaissait déjà l'histoire de la grande reconstruction du bureau et du placement officiel de l'ancien secrétaire général Thierry Leppon ou celle des 184 CDD consécutifs d'un membre du directoire géré par la CGT, ou encore le licenciement d'un chauffeur très douteux pour l'actuel secrétaire général Philippe Martinez – autant d'exemples qui ne laissent aucun doute sur le double discours et la dévastation de la bouche qui sont communs aux valeurs prétendument unies et fraternelles de l'union.

Mais avec l'affaire de la maternité bleue du bleu, une institution dirigée par la CGT, qui vient d'être fortement sécurisée par la Direction régionale de la comptabilité d'Ile-de-France pour la mauvaise gestion, la mauvaise gestion, les déficits chroniques et les petits accords entre amis cégétistes, nous avons pour ainsi dire atteint le sublime: pour sa défense, la CGT va jusqu'à s'appuyer sur le fonctionnement … du marché et la loi … du profit !

Voici toute l'histoire:

La Bluets Maternity a été créée en 1937 par la CGT Metallurgy Federation. Avec l'arrivée du Front populaire au pouvoir l'année précédente, le mouvement syndical s'est considérablement développé: l'effectif a augmenté et la philosophie a changé. Pour Benoît Frachon, membre du secrétariat général de la CGT en 1936 et qui en deviendra le secrétaire général de 1945 à 1967:

"Afin de remplir pleinement leur rôle, les syndicats doivent accepter qu'il n'y ait pas besoin de membres syndicaux. "

Plus besoin de vous confiner à l'usine. La santé, la culture, l'éducation et le divertissement font également partie de la vie des travailleurs et de leurs familles, ils feront désormais partie des missions syndicales – une orientation très "embrassante" qui sera facilitée en 1945 par la nationalisation, la création de la sécurité sociale, quelle que soit nous le connaissons aujourd'hui et nous créons des conseils ouvriers. Cette dernière disposition impliquait de confier le "travail social" aux syndicats.

La maternité du bleu faisait partie de ce schéma général, mais au milieu des années 1950, elle a gagné en importance et le titre enviable de défenseur des droits des femmes, car c'est en cela que le Dr Fernan Lamaze a développé une méthode de livraison indolore et basée sur le travail. de Pavlov, qu'il a eu l'occasion de découvrir lors d'un voyage en URSS en 1951.

Par conséquent, la maternité bleue n'est pas n'importe quel établissement de soins de santé. C'est un vrai totem de gauche, porté depuis le début par la CGT, Il est dirigé par l'Association Ambroise Croizat (*) (ou AAC), une émanation de l'Union Fraternelle des Métallurgistes (ou UFM), la progéniture même de la Fédération CGT de Métallurgie.

Parmi les "anomalies" relevées par la Chambre régionale de comptabilité dans son rapport figure location payé par la clinique, donc par l'AAC, à l'Union fraternale des métallurgistes. Ce dernier, qui a financé un tiers de la construction du nouveau bâtiment (photo ci-dessus) grâce à deux prêts, facture aux Bleus un loyer annuel de 1 million d'euros pour l'occupation des locaux.

La Chambre note que depuis 2012, le loyer annuel payé par l'association a systématiquement dépassé le remboursement annuel de l'UFM et a ajouté qu'à la fin de 2019:

"Par conséquent, les loyers cumulés payés par l'association couvriront le remboursement du prêt de l'UFM et l'UFM réalisera un bénéfice significatif de cette opération, qui s'élèvera au montant payé par l'association pour le loyer. de 2019 à 2044, soit 30,5 millions d'euros. "

Préparez-vous à rire.

Parce qu'à votre avis, qu'a répondu l'AAC à la Cour des comptes sur cette question particulière, volant curieusement au profit de son propriétaire?

Ceci (cliquez pour agrandir):

Eh bien, plus question de "bloquer la machine à profit"!

Notre CGT est terriblement choquée! Si nous suivons la pensée fondamentalement de gauche, il n'y a pas d'autre mot, un investisseur immobilier ne devrait pas profiter de la Cour des comptes! Une fois son investissement rétabli, il ne devrait plus percevoir de revenus! Mais où allons-nous? Et les droits de propriété? Et le prix du marché?

Ahhh! Comme la CGT a soudainement raison! Nous sommes d'accord: peu importe comment l'investisseur immobilier finance son investissement. A partir du moment où il dispose des locaux qu'il loue, seul le loyer contracté avec le locataire sera pris en compte, le loyer reflétant le prix de marché du bien, le lieu et l'heure.

La Cour des comptes serait-elle plus collective que la CGT dans sa version officielle de protection des travailleurs contre les horreurs du capitalisme? Probablement pas. Ce qui la dérange vraiment – et ce qui motive ses chèques -, c'est l'utilisation de l'argent public.

Cependant, il semble que le modèle financier de maternité des Bluets soit structurellement déficitaire et que Uniquement les dons et autres subventions périodiques de l'Agence Régionale de Santé et la propagation de la dette lui a permis de poursuivre ses activités. Le loyer lui-même a généré une aide publique spécifique.

De plus, la question qui nous vient naturellement à l'esprit est la suivante: ce loyer payé par la clinique à l'UFM, ce loyer pour lequel nous recevons des subventions versées par nos impôts, ne serait-il pas un moyen pour la CGT, de ne pas respecter le noble prix du marché – une excuse gaie et audacieusement excusée – et une manière intelligente et détournée de lever des fonds publics supplémentaires en son nom?

Le Bureau régional de la comptabilité ne va pas jusqu'à poser directement cette question, qui serait une question épineuse de détournement de fonds publics, mais précise néanmoins ce qui suit:

"L'Agence régionale de la santé considère également le bail actuel comme un super-bail dès que les prêts sont remboursés, compensant davantage ce surcoût de fonctionnement avec un renouvellement sur 20 ans de 0,8 million d'euros et un FIR (Regional Intervention Fund) à partir de 2 millions d'euros. "

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En d'autres termes, le syndicat est un participant heureux à un joli petit système qui lui permet de lever des fonds, que les contribuables doivent ensuite payer pour sortir la clinique Bluets de la faillite prévisible, qui est devenue réalité au début de 2018.

Cette façon de CGT de tirer le couvercle capitaliste sur lui pour sortir des pattes de la Cour des comptes est déjà assez amusante, mais le voir brouiller cette excuse pour cacher sa petite boîte habituelle, entièrement dédiée pour le protéger, c.-à-d. c'est juste un rire! Et preuve supplémentaire que cette union "unie et fraternelle" a finalement abdiqué toute notion d'honnêteté et de fiabilité dans une farce hypocrite, selon le cas.

Mais c'est lui qui a bloqué la France et l'a empêchée de respirer depuis 1945. Quand commencerons-nous à la comprendre?

(*) En tant que ministre communiste du Travail et de la Sécurité sociale entre 1945 et 1947, Ambroise Croisat était l'un des pères de la Sécurité sociale. Il est également secrétaire général de la CGT Métallurgie depuis 1936.